Burkina Faso: Édith Blais est toujours en vie, affirme un ministre

La Sherbrookoise Édith Blais et son compagnon de voyage Luca Taccheto sont disparus en décembre en Afrique occidentale.
Photo: Facebook / La Presse canadienne La Sherbrookoise Édith Blais et son compagnon de voyage Luca Taccheto sont disparus en décembre en Afrique occidentale.

La Sherbrookoise Édith Blais et son compagnon de voyage Luca Tacchetto — disparus en décembre en Afrique occidentale — demeurent en vie, mais ne sont plus au Burkina Faso, a déclaré un ministre de ce pays.

Au cours d’une entrevue accordée à la télévision publique italienne (RAI), le ministre burkinabé des Communications, Rémis Fulgance Dandjinou, a souligné que Mme Blais et M. Taccheto n’étaient plus en danger. Il espère qu’avec la collaboration des protagonistes, tous deux seront retrouvés et ramenés chez eux, sains et saufs.

Mme Blais, âgée de 34 ans, et M. Tacchetto, âgé de 30 ans, se dirigeaient vers le Togo, où ils envisageaient de travailler bénévolement avec un groupe d’aide humanitaire, quand ils ont été portés disparus en décembre. Ils ont été vus pour la dernière fis dans la ville de Bobo-Dioulasso, dans le sud-est du Burkina Faso.

La déclaration de M. Dandjinou semble corroborer un récent rapport du groupe Human Rights Watch qui affaire que les deux voyageurs avaient été enlevés et amenés au Mali.

Ce rapport, publié le 22 mars sur le site Internet du groupe, ne faisait aucune mention de leur sort.

En janvier, le gouvernement du Burkina Faso avait indiqué que Mme Blais et son compagnon avaient été enlevés, une information que n’avait pas confirmée le gouvernement canadien. Celui-ci s’était contenté de dire qu’il n’écartait aucune hypothèse. Le premier ministre Justin Trudeau avait alors déclaré croire que Mme Blais était en vie.

Affaires mondiales Canada a refusé de commenter la déclaration du ministre burkinabé, se contentant de dire être au courant qu’une citoyenne canadienne est portée disparue au Burkina Faso.

« Les représentants du gouvernement canadien au Burkina Faso sont en contact avec les autorités locales pour obtenir des renseignements supplémentaires, a écrit par courriel une porte-parole, Britanny Fletcher. La priorité du gouvernement canadien est la sécurité et la sûreté de ses citoyens. Pour cette raison, nous ne commenterons pas et divulguerons aucun renseignement qui pourrait compromettre nos efforts ou mettre en danger la sûreté de Canadiens. »