Le virus Ebola continue de progresser en RDC

Plus de 7500 doses du vaccin sont disponibles au Congo.
Photo: Junior Kannah Agence France-Presse Plus de 7500 doses du vaccin sont disponibles au Congo.

Mbandaka — Le ministère congolais de la Santé a rapporté mardi six nouvelles infections confirmées et deux infections possibles au virus Ebola, au deuxième jour de la campagne de vaccination.

Des dizaines de travailleurs de la santé ont été vaccinés à Mbandaka, la plus grande ville du nord-est du pays, et certains pourraient maintenant être déployés vers l’épicentre rural de l’épidémie.

Les dirigeants de ce pays pauvre tentent par tous les moyens d’empêcher la fièvre hémorragique terrifiante de se propager dans cette ville de plus d’un million d’habitants.

Les travailleurs de première ligne sont particulièrement susceptibles d’être infectés, puisque la maladie se transmet lors d’un contact avec les fluides corporels d’une personne malade.

Le ministre de la Santé, Oly Ilunga, a dit que 100 personnes doivent être vaccinées d’ici cinq jours, dont 70 professionnels de la santé.

Le ministère de la Santé fait maintenant état de 28 infections confirmées, de 21 infections probables et de deux infections possibles. Le bilan est actuellement de 27 morts; l’Ebola a été confirmé pour trois d’entre eux.

Vaccination

L’Organisation mondiale de la Santé a indiqué lundi que plus de 7500 doses du vaccin sont disponibles au Congo et que 8000 doses de plus le seront au cours des prochains jours.

Le vaccin expérimental a été testé en Guinée en 2015 lors d’une épidémie qui a fait plus de 11 300 morts en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016. On croit qu’il sera efficace contre l’Ebolavirus Zaïre qui menace le Congo.

Le vaccin doit être gardé au grand froid, à -51 degrés Celsius, ce qui présente tout un problème logistique au Congo, un pays tropical où l’alimentation en électricité est aléatoire.

Ceux qui seront vaccinés devront quand même demeurer prudents, a dit l’épidémiologiste Pierre Rollin, des Centres de prévention et de contrôle de la maladie des États-Unis, puisque la protection n’est atteinte qu’après sept ou 10 jours.

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en République démocratique du Congo a lancé un appel à la vigilance.