Violences génocidaires en Centrafrique

Bangui — Au moins 45 personnes ont été tuées dans des violences entre groupes armés en Centrafrique depuis début juillet, et 7000 se sont réfugiées au Cameroun. Des violences qui, selon une déclaration d’un responsable de l’ONU, sont « des signes avant-coureurs de génocide ». Plus de 450 000 personnes sur les 4,5 millions de Centrafricains ont déjà fui vers l’étranger, au Tchad, au Cameroun, en République démocratique du Congo (RDC) et au Congo, principalement. Les combats entre groupes armés centrafricains opposent principalement anti-Balaka pro-chrétiens et factions de l’ex-Séléka affirmant défendre la minorité musulmane qui, après s’être opposés dès 2013, s’affrontent aujourd’hui localement pour le contrôle des ressources et de zones d’influence. La Centrafrique peine à sortir du conflit entamé avec le renversement en 2013 du président Bozizé.