La CPI se penchera sur la crise post-électorale au Gabon

La Haye — La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé jeudi qu’elle allait procéder à un examen préliminaire concernant la situation au Gabon, pays divisé par des violences post-électorales, qui ont engendré des morts et des arrestations par centaines. « Mon bureau procédera à un examen préliminaire de la situation afin de déterminer si les critères imposés pour l’ouverture d’une enquête sont réunis », a précisé dans un communiqué Fatou Bensouda. Le gouvernement gabonais lui a demandé le 21 septembre « de bien vouloir ouvrir sans délai une enquête », faisant part de « faits relevant de l’incitation à commettre le crime de génocide » et de « crimes contre l’humanité » qu’il attribue aux militants favorables au candidat d’opposition Jean Ping. Le Gabon a connu un pic de violences de 48 heures après l’annonce le 31 août de la victoire du chef de l’État sortant, Ali Bongo Ondimba. Le président a prêté serment mardi pour un deuxième septennat alors que le nouveau premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, a annoncé jeudi que la composition de son « gouvernement d’ouverture » serait connue dimanche.