Zuma à nouveau exposé à des accusations de corruption

Johannesburg — Le président sud-africain, Jacob Zuma, pourra à nouveau être poursuivi pour corruption dans une affaire de contrat d’armement, selon une décision de justice rendue vendredi qui fragilise un peu plus son leadership à quelques semaines d’élections municipales à haut risque pour son parti. Ce scandale est un véritable boulet que Jacob Zuma traîne depuis décembre 2007. Alors qu’il était chef du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir, il avait été inculpé de 783 charges de corruption, fraude fiscale et racket pour la signature d’un contrat d’armement de 4,8 milliards de dollars conclu en 1999. Mais en 2009, quelques semaines seulement avant son élection à la présidence de l’Afrique du Sud, le parquet avait décidé de retirer ces poursuites, pour vice de forme. Fin avril, après une longue bataille judiciaire menée par l’opposition, la justice sud-africaine avait déclaré « irrationnel » l’abandon de ces charges, rouvrant la porte à leur rétablissement. Le parquet et le président avaient décidé de faire appel, mais ils ont finalement été déboutés vendredi.