Kabila : l’opposition dénonce une imposture

Photo: Carl De Souza Agence France-Presse

Kinshasa — L’opposition en République démocratique du Congo a qualifié jeudi d’« imposture » l’arrêt de la Cour constitutionnelle autorisant le président, Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, à rester à la tête du pays au-delà du terme de son mandat en décembre. « L’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle est une imposture, une modification de la Constitution dans ses dispositions verrouillées sur le nombre des mandats d’un président de la République », a déclaré Bruno Tshibala, porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), la formation du vieil opposant Étienne Tshisekedi, en convalescence en Belgique. La Cour constitutionnelle a rendu mercredi un arrêt autorisant le chef de l’État congolais à rester en fonctions au-delà du terme de son mandat, fin 2016, si l’élection présidentielle, à laquelle la Constitution lui interdit de se présenter, n’est pas organisée cette année. M. Kabila a prêté serment pour un second mandat de cinq ans le 20 décembre 2011. « Si la présidentielle ne se tient pas dans le délai constitutionnel, le 19 décembre M. Kabila doit quitter le pouvoir, a ajouté M. Tshibala. Nous ne permettrons pas à M. Kabila d’exercer indéfiniment le pouvoir par défi. »