Des forces spéciales françaises au Burkina Faso

Abidjan — Des hommes du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), unité d’élite française spécialisée dans les actions rapides notamment anti-terroristes, vont être prépositionnés à Ouagadougou, a annoncé mardi à Abidjan le ministre de l’Intérieur français, Bernard Cazeneuve. La capitale du Burkina Faso accueille déjà des forces spéciales françaises dans le cadre de l’opération Barkhane de lutte contre les groupes djihadistes sahéliens. S’il y a une crise terroriste dans la région, ces hommes pourront « immédiatement dispenser des conseils, […] engager un contact qui permette de faciliter la coordination des actions et aller au-delà si cela devait être nécessaire », a expliqué le ministre tout en n’excluant donc pas l’intervention sur le terrain des éléments du GIGN. Des forces spéciales françaises avaient épaulé les forces de sécurité locales lors des attaques de Bamako en novembre et de Ouagadougou en janvier. Les Français ne semblent pas avoir été directement mis à contribution sur le terrain à Grand-Bassam dimanche.