Afrique du Sud: une erreur du président Zuma

Johannesburg — Sous la pression de l’opposition, la défense du président sud-africain a concédé mardi devant la justice que le chef de l’État avait eu tort de ne pas rembourser une partie de l’argent public dépensé pour sa résidence privée, une affaire qui empoisonne le mandat de Jacob Zuma. « Le président accepte que la médiatrice de la République [chargée de veiller à l’utilisation des deniers de l’État] exigeait une action réparatrice » dans l’affaire Nkandla, du nom de la résidence privée du président, a déclaré l’avocat du chef de l’État, Jeremy Gauntlett, devant la Cour constitutionnelle. « Nous acceptons que le président doive réparer » son erreur, a-t-il ajouté, alors que 5000 partisans de l’opposition, à l’origine de la saisine de la Cour constitutionnelle, manifestaient devant la Cour à Johannesburg.