Lancement de l’exercice militaire international Flintlock au Sénégal

Thiès — La tenue au Sénégal de l’exercice militaire annuel Flintlock, organisé par les États-Unis en Afrique avec une trentaine d’États, montre qu’« il n’y a pas de place pour une idéologie de haine » dans ce pays, a estimé lundi l’ambassadeur américain lors du lancement de l’édition 2016. « Le but de Flintlock est de s’entraîner ensemble, en tant que force multinationale, pour améliorer la coopération et lutter contre le terrorisme et les idéologies violentes », a rappelé l’ambassadeur James Zumwalt lors de la cérémonie d’ouverture à la base aérienne de Thiès, à environ 70 kilomètres au nord-est de Dakar. Cette année, près de 1700 membres des forces spéciales d’une trentaine de pays d’Afrique, d’Amérique et d’Europe, dont la France et la Grande-Bretagne, sont engagés dans l’exercice, du 8 au 29 février, selon l’Africom, le commandement militaire des États-Unis pour l’Afrique, qui l’organise depuis 2005. Soulignant que le pays accueillait Flintlock pour la troisième fois, l’ambassadeur américain y a vu « un avertissement aux extrémistes violents selon lequel il n’y a pas de place pour une idéologie de haine au Sénégal ». Le Sénégal, jusqu’à présent épargné par les attaques djihadistes frappant les pays voisins, a renforcé la sécurité dans de nombreux lieux publics.