Burundi: l’opposition appelle à des sanctions ciblées

Nairobi — La principale coalition de l’opposition burundaise a appelé mardi à des sanctions internationales « ciblées » contre le président Pierre Nkurunziza et son entourage, accusés d’avoir plongé le Burundi dans un climat de terreur pour conquérir un 3e mandat controversé, allant même jusqu’à menacer de le chasser s’il refusait de se retirer. Dans un communiqué, le CNARED réclame des sanctions à la communauté internationale pour pousser M. Nkurunziza à négocier son départ et éviter que le pays ne retombe dans la violence, dix ans après la fin de la guerre civile qui a fait 300 000 morts entre 1993-2006. « Nous ne voulons pas de sanctions qui frappent l’ensemble de la population, nous appelons à des sanctions qui ciblent très directement Nkurunziza et la clique qui contrôle le pouvoir autour de lui », a déclaré mardi Jérémie Minani, chargé de la communication du Comité national pour le respect de l’accord d’Arusha et de l’État de droit (CNARED). La vaste coalition créée en août et regroupant l’opposition sur place et en exil, des figures de la société civile et des militaires mutins assure n’avoir rien à voir avec les violences qui agitent le Burundi depuis la réélection du président Nkurunziza, le 21 juillet, lors d’une présidentielle jugée non crédible au niveau international.

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