La Cour veut des changements à la loi antiterroriste

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi
Photo: Agence France-Presse Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi

Le Caire — Un organe judiciaire égyptien a demandé au gouvernement de modifier certaines dispositions de son projet de loi antiterroriste, mais pas l’un des points les plus controversés, qui touche à la liberté de la presse.

Le Conseil suprême de la justice n’a en effet pas remis en question la disposition qui permet aux autorités de prendre des mesures légales contre les journalistes donnant des bilans d’attentats en contradiction avec les communiqués officiels, infraction passible d’un minimum de deux ans de prison.

La plus haute autorité judiciaire d’Égypte a toutefois exigé des aménagements pour une mesure créant des tribunaux antiterroristes spéciaux, ainsi que pour une disposition ne rendant pas obligatoire la présence à son procès d’un accusé en détention.

Ce projet de loi a été conçu dans la foulée des attaques coordonnées d’un groupe armé égyptien lié à l’organisation État islamique (EI) visant des forces de sécurité dans le Nord-Sinaï, qui ont ensuite entraîné de violents combats entre l’armée et ces djihadistes.

L’armée a dit que 21 soldats avaient été tués dans ces attaques, mais des médias ont rapporté des bilans plus élevés.

Un responsable a dit que les critiques de groupes de défense des droits de la personne et du syndicat égyptien de la presse concernant l’article sur la couverture médiatique des attaques étaient une « réaction exagérée ».