Nouveau carnage au Nigeria

Lagos — Un demi-millier de morts depuis fin mai, des attaques quasi quotidiennes depuis une semaine, encore 49 tués dimanche : Boko Haram met sous pression le nouveau président nigérian Muhammadu Buhari, qui s’est engagé à éradiquer le terrorisme. Le carnage de dimanche à Jos, dans le centre du Nigeria, porte à au moins 260 le nombre de tués dans des assauts islamistes, des explosions et des attentats suicides en une semaine et à au moins 520 depuis l’entrée en fonction de M. Buhari le 29 mai. Une opération militaire régionale déclenchée en février par le Nigeria et des pays voisins, Tchad en tête, a permis de reprendre la quasi-totalité des localités du Nord-Est contrôlées par les islamistes, mais les dernières tueries montrent l’incapacité des militaires à prévenir les violences et la persistance de la présence des islamistes, notamment aux confins du lac Tchad, et de leur capacité de nuisance, selon les observateurs.