Les violences continuent en attendant le résultat des élections

Cinq membres d’un « groupe armé » et un policier sont morts dans des combats les opposant mercredi à Bujumbura, affirme la police, alors que le Burundi, secoué depuis deux mois par une grave crise politique, attend toujours les résultats d’élections boycottées par l’opposition.

Selon un haut gradé de la police, l’incident a commencé mercredi matin par l’explosion d’une grenade, lancée contre des policiers qui patrouillaient dans le quartier de Cibitoke, un des foyers de la contestation contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat à la présidentielle prévue le 15 juillet, dans la foulée des législatives et communales de lundi.

Toujours selon la police, deux policiers ont été blessés dans l’explosion, immédiatement suivie d’un « ratissage » du quartier par les forces de sécurité qui se sont alors heurtées à un groupe « lourdement armé ».

Ce groupe a été « neutralisé » en début d’après-midi, a encore indiqué la police, qui dit avoir arrêté 24 de ses membres et saisi un fusil d’assaut, un lance-roquettes RPG et des grenades.

Aucune source indépendante n’a confirmé le bilan. Le quartier était toujours bouclé dans l’après-midi par la police, qui empêchait quiconque d’entrer.

Ces affrontements surviennent alors que le pays attend d’un jour à l’autre les résultats des scrutins de lundi, boycottés par l’opposition, décriés par la communauté internationale et tenus, en conséquence, quasiment sans aucun observateur électoral.

En raison de la grave crise politique secouant le Burundi depuis l’annonce, fin avril, de la candidature de Pierre Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, à un troisième mandat, la communauté internationale comme l’opposition estimaient que les conditions n’étaient pas réunies pour des scrutins « crédibles ».

Les élections avaient déjà donné lieu toute la semaine dernière à un regain de violence : des attaques à la grenade à Bujumbura et en province avaient fait cinq morts et des dizaines de blessés.

L’opposition, qui juge un troisième mandat anticonstitutionnel, a boycotté les élections après avoir, dit-elle, subi des menaces et été dans l’impossibilité de faire campagne. Elle a aussi dénoncé l’absence de pluralisme médiatique : les radios indépendantes ont été détruites lors d’un putsch manqué mi-mai, également motivé par la candidature de M. Nkurunziza.

Mardi, l’opposition a encore fustigé la « mascarade électorale opérée dans un contexte pour le moins irrégulier », dénoncé des « fraudes massives », affirmé qu’elle ne reconnaîtrait ni « les résultats » ni « les institutions qui en seront issues » et demandé à la communauté internationale d’en faire autant.

Cette communauté internationale, qui craint un retour de la violence à grande échelle dans un pays à l’histoire marquée par les massacres et une longue guerre civile (1993-2006), a elle-même dénoncé l’entêtement du pouvoir à tenir ces élections.

Le président Nkurunziza a répliqué en lui demandant de « respecter l’indépendance » du pays.

Mercredi, pour le 53e anniversaire de cette indépendance du Burundi, sous tutelle belge jusqu’en 1962, le chef de l’État a assisté, sous très haute protection, à un défilé militaire et civil dans un stade de Bujumbura où il a récompensé des officiers qui se sont, selon lui, distingués dans la « défense des institutions » ces derniers temps.

Dans ce défilé, soldats et policiers étaient moins nombreux que d’ordinaire, les autorités ne voulant pas toucher au dispositif sécuritaire déployé dans le pays. Signe de l’extrême tension, la tribune présidentielle était pour la première fois entourée de vitres pare-balles.

Cinq membres d’un « groupe armé » et un policier sont morts dans des combats les opposant mercredi à Bujumbura, affirme la police, alors que le Burundi, secoué depuis deux mois par une grave crise politique, attend toujours les résultats d’élections boycottées par l’opposition.

Selon un haut gradé de la police, l’incident a commencé mercredi matin par l’explosion d’une grenade, lancée contre des policiers qui patrouillaient dans le quartier de Cibitoke, un des foyers de la contestation contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat à la présidentielle prévue le 15 juillet, dans la foulée des législatives et communales de lundi.

Toujours selon la police, deux policiers ont été blessés dans l’explosion, immédiatement suivie d’un « ratissage » du quartier par les forces de sécurité qui se sont alors heurtées à un groupe « lourdement armé ».

Ce groupe a été « neutralisé » en début d’après-midi, a encore indiqué la police, qui dit avoir arrêté 24 de ses membres et saisi un fusil d’assaut, un lance-roquettes RPG et des grenades.

Aucune source indépendante n’a confirmé le bilan. Le quartier était toujours bouclé dans l’après-midi par la police, qui empêchait quiconque d’entrer.

Les résultats

 

Ces affrontements surviennent alors que le pays attend d’un jour à l’autre les résultats des scrutins de lundi, boycottés par l’opposition, décriés par la communauté internationale et tenus, en conséquence, quasiment sans aucun observateur électoral.

En raison de la grave crise politique secouant le Burundi depuis l’annonce, fin avril, de la candidature de Pierre Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, à un troisième mandat, la communauté internationale comme l’opposition estimaient que les conditions n’étaient pas réunies pour des scrutins « crédibles ».

Les élections avaient déjà donné lieu toute la semaine dernière à un regain de violence : des attaques à la grenade à Bujumbura et en province avaient fait cinq morts et des dizaines de blessés.

L’opposition, qui juge un troisième mandat anticonstitutionnel, a boycotté les élections après avoir, dit-elle, subi des menaces et été dans l’impossibilité de faire campagne. Elle a aussi dénoncé l’absence de pluralisme médiatique : les radios indépendantes ont été détruites lors d’un putsch manqué mi-mai, également motivé par la candidature de M. Nkurunziza.

Mardi, l’opposition a encore fustigé la « mascarade électorale opérée dans un contexte pour le moins irrégulier », dénoncé des « fraudes massives », affirmé qu’elle ne reconnaîtrait ni « les résultats » ni « les institutions qui en seront issues » et demandé à la communauté internationale d’en faire autant.

Des craintes

 

Cette communauté internationale, qui craint un retour de la violence à grande échelle dans un pays à l’histoire marquée par les massacres et une longue guerre civile (1993-2006), a elle-même dénoncé l’entêtement du pouvoir à tenir ces élections.

Le président Nkurunziza a répliqué en lui demandant de « respecter l’indépendance » du pays.

Mercredi, pour le 53e anniversaire de cette indépendance du Burundi, sous tutelle belge jusqu’en 1962, le chef de l’État a assisté, sous très haute protection, à un défilé militaire et civil dans un stade de Bujumbura où il a récompensé des officiers qui se sont, selon lui, distingués dans la « défense des institutions » ces derniers temps.

Dans ce défilé, soldats et policiers étaient moins nombreux que d’ordinaire, les autorités ne voulant pas toucher au dispositif sécuritaire déployé dans le pays. Signe de l’extrême tension, la tribune présidentielle était pour la première fois entourée de vitres pare-balles.

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