Le groupe EI trouve des alliés en Égypte

L’organisation État islamique (EI) a étendu son influence au Moyen-Orient en obtenant lundi l’allégeance du principal groupe djihadiste égyptien, à l’heure où l’incertitude persiste sur le sort de son chef qui aurait pu être blessé ou tué par des raids de la coalition.

En Syrie, le président Bachar al-Assad s’est dit prêt à « étudier » la proposition de l’ONU d’un « gel » des combats à Alep (nord), ex-capitale économique du pays ravagé depuis mars 2011 par un conflit devenu protéiforme.

« Nous annonçons prêter allégeance au calife Ibrahim Ibn Awad […] pour écouter et obéir », a annoncé le groupe égyptien Ansar Beït al-Maqdess dans un enregistrement audio, en référence au nom religieux du chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi.

Ansar Beït al-Maqdess, dont le nom signifie « Les partisans de Jérusalem », a multiplié les attentats meurtriers ces derniers mois contre les forces de l’ordre en Égypte, principalement dans le Sinaï où il est basé. Sa décision d’aller plus loin en faisant allégeance est susceptible de renforcer l’EI au-delà de l’Irak et de la Syrie, où Baghdadi a proclamé un « califat » sur les vastes territoires qu’il contrôle.

L’annonce d’Ansar Beït al-Maqdess intervient après un week-end de rumeurs et d’informations contradictoires selon lesquelles Baghdadi aurait été blessé, voire tué, dans des raids de la coalition ayant visé vendredi des dirigeants de l’EI. À Bagdad, les autorités ont assuré que ces informations, relayées notamment par des médias arabes, n’étaient pas « fiables ». Le Commandement?américain?pour?le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué pour sa part ne « pas pouvoir confirmer » que Baghdadi se trouvait bien dans le « convoi de véhicules formés de dix camions armés de l’EI » détruit par les frappes.