Les autorités avertissent que le Liberia n’est pas à l’abri d’une autre vague

Le nombre de cas d’Ebola enregistrés au Liberia est actuellement en baisse. Ces trois patients, qui attendent à l’extérieur d’une clinique de Monrovia, présentent des symptômes de la maladie.
Photo: Abbas Dulleh Associated Press Le nombre de cas d’Ebola enregistrés au Liberia est actuellement en baisse. Ces trois patients, qui attendent à l’extérieur d’une clinique de Monrovia, présentent des symptômes de la maladie.

Les autorités sanitaires et les ONG luttant contre l’Ebola en Afrique de l’Ouest ont appelé jeudi à ne pas relâcher la mobilisation internationale contre l’épidémie, même si le nombre de cas enregistrés de la maladie au Liberia est actuellement en basse.

« Nous devons être très, très prudents, car cette épidémie a connu des hausses brusques du nombre de cas, et nous ne sommes pas encore sûrs de savoir comment interpréter cette baisse, même si c’est certainement une bonne nouvelle », a affirmé le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. L’organisme a promis 100 millions de dollars de plus pour accélérer le déploiement des milliers de travailleurs de la santé étrangers nécessaires dans les pays africains touchés.

L’aide internationale et les efforts des pays concernés « commencent à sauver des vies et offrent les premiers signes tangibles que le virus peut être et sera vaincu », a estimé pour sa part l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Samantha Power, arrivant du Ghana après une tournée des trois pays africains les plus touchés.

Le virus se propage par « vagues », a souligné le vice-ministre libérien de la Santé, Tolbert Nyensuah, estimant que la baisse du nombre de nouveaux cas à Monrovia, principal foyer de contamination, ne serait durable que si elle se confirmait à « l’échelle de la région », avec une diminution similaire en Sierra Leone et en Guinée.

Renforts britanniques en Sierra Leone

En Sierra Leone, un navire médical britannique équipé d’un hôpital de campagne et ayant à bord 350 personnes, dont 80 médecins et infirmiers et 80 membres de la marine, a accosté jeudi à Freetown, la capitale, après deux semaines de voyage. Le bateau « sera là aussi longtemps que nécessaire. Nous sommes ici pour aider le gouvernement à vaincre le virus Ebola », a déclaré le chef de l’unité britannique dans le pays, Donald Brown.

Ailleurs, l’inquiétude persistait, avec une polémique aux États-Unis sur la quarantaine imposée aux soignants de retour de mission contre Ebola, et l’avertissement du codécouvreur du virus, le médecin belge Peter Piot, sur la vulnérabilité de la Chine, très présente en Afrique de l’Ouest.