L’aide est «insuffisante» et «inadéquate»

Dans les églises de Freetown, en Sierra Leone, plusieurs fidèles priaient ce week-end pour les malades de l’Ebola.
Photo: Florian Plaucheur Agence France-Presse Dans les églises de Freetown, en Sierra Leone, plusieurs fidèles priaient ce week-end pour les malades de l’Ebola.

Le président Barack Obama a déclaré lundi qu’il allait appeler les dirigeants de la planète « à faire davantage » pour enrayer la maladie après le cri du coeur de la Sierra Leone devant l’Organisation des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

Le pays frappé par l’épidémie a réclamé lundi « davantage d’aide », estimant que la réponse internationale n’était « pas adéquate ». L’Union africaine a elle aussi alerté les dirigeants mondiaux et réclamé lundi l’envoi de plus de personnel pour « briser le cycle d’Ebola », lors d’une réunion de l’OCDE, à Paris.

« Il nous faut plus ! » a lancé le ministre sierra-léonais de l’Agriculture James Sesay, à la tribune de la FAO, à Rome. « Le soutien qu’on nous apporte n’est pas adéquat : il nous faut davantage d’aide, à la fois des États et des organisations d’aide », a insisté M. Sesay, lors d’une réunion sur la gouvernance internationale des marchés agricoles.

En Sierra Leone, a rappelé le ministre, le virus a été détecté en mai, « au pic de la saison des travaux agricoles. Il a gravement perturbé la production et affecte fortement le secteur, car il touche en majorité les petits fermiers. »

Devant l’avancée de l’épidémie dans l’ouest de l’Afrique de l’Ouest — principalement en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone —, M. Obama a donc estimé que la réponse de la communauté internationale était « insuffisante » et a fait savoir, à l’issue d’une réunion avec des responsables américains de la santé, qu’il demanderait à ses homologues de s’impliquer plus fortement dans cette lutte.

Contaminée en soignant

Une aide-soignante espagnole a contracté le virus Ebola à Madrid, devenant ainsi la première personne contaminée connue hors d’Afrique, lundi. La femme avait traité deux missionnaires morts en Afrique de l’Ouest de la fièvre hémorragique Ebola dans un hôpital à Madrid. Elle a été admise dans une unité spécialisée de l’hôpital d’Alcorcon, un faubourg dans le sud de Madrid, après deux tests positifs au virus Ebola.

« Nous sommes en train de vérifier si tous les protocoles ont été strictement respectés » pendant le traitement des deux missionnaires revenus d’Afrique en août et en septembre, a ajouté la ministre de la Santé, Ana Mato.

Pour ce qui est des États-Unis, M. Obama a souligné que la qualité du système de santé était de nature à empêcher le développement d’Ebola sur le sol américain.

Un seul malade souffrant de cette maladie est actuellement hospitalisé au Texas. Il s’agit de la première personne — de nationalité libérienne — à avoir été diagnostiquée avec ce virus hors d’Afrique. L’homme a reçu un traitement expérimental alors que son état restait « très grave mais stationnaire », a indiqué lundi l’hôpital où il se trouve dans un communiqué.

Selon l’OMS, il est possible de dire qu’il n’y a plus de transmission d’Ebola dans un pays « 42 jours après le dernier cas enregistré ».

1 commentaire
  • Gilles Théberge - Abonné 7 octobre 2014 16 h 55

    Et pourtant

    Pourtant, les intervenants directement impliqués dans cette «guerre» l'ont dit clairement; s'il n'y a pas d'efforts suffisants, ce qui nous attends, c'est une catastrophe. Et que dit-on ici une fois deplus? Que la réponse internationale n’est toujours pas adéquate...

    Comme d'habitude l'on se préoccupe beaucoup des malades hospitalisés en occidents. Pendant ce temps, Ébola continue de s'étendre en Afrique.

    Mais que voulez-vous en Afrique qu'est-ce qu'il y a? Rien que des noirs n'est-ce pas?!

    C'est triste à en pleurer...