La Tunisie tourne le dos à la charia

La liberté de conscience est inscrite dans la future Constitution tunisienne. Adopté lsamedir à une large majorité, toutes sensibilités confondues, de 149 députés et rejeté seulement par 23 élus, l’article stipule que « l’État est le gardien de la religion. Il garantit la liberté de conscience et de croyance et le libre exercice du culte .» Une disposition exceptionnelle dans le monde arabe, votée qui plus est dans une assemblée dominée par des islamistes représentés par le parti Ennahda, issu des Frères musulmans.

Moyennant une concession, « l’État est le protecteur du sacré », le texte tourne définitivement le dos à la charia, le droit islamique, un débat au demeurant déjà enterré par Ennahda : la Tunisie est un « État civil », comme le précise le préambule de la Constitution également adopté. Lundi, le délicat chapitre des droits et libertés a confirmé cette orientation, avec l'inscription de l'égalité entre les citoyens et les citoyennes, « égaux devant la loi sans discrimination ».