Aminata Touré à la tête du gouvernement sénégalais

À 50 ans, Aminata Touré est la deuxième femme à diriger un gouvernement au Sénégal.
Photo: Agence France-Presse (photo) Seyllou À 50 ans, Aminata Touré est la deuxième femme à diriger un gouvernement au Sénégal.

Dakar – Aminata Touré, nommée première ministre du Sénégal, a formé lundi son gouvernement marqué par le départ du chanteur Youssou Ndour et l’arrivée de l’ex-président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Me Sidiki Kaba, selon un décret présidentiel lu devant la presse.

 

Youssou Ndour, qui dirigeait le ministère du Tourisme et des Loisirs, ne figure pas dans le gouvernement de 32 membres dirigé par Mme Touré. Il a été nommé conseiller avec rang de ministre à la Présidence de la République, selon un autre décret présidentiel lu lundi soir à la télévision publique.

 

La vedette internationale Youssou Ndour avait été appelée dans la toute première équipe formée en avril 2012 par l’ex-banquier Abdoul Mbaye. Il a été remercié dimanche sans explications par le président Macky Sall et remplacé par Aminata Touré.

 

Il lui avait été confié le ministère de la Culture et du Tourisme, puis, suite à un remaniement, il a été chargé du Tourisme et des Loisirs.

 

Militante des droits de l’Homme et nouveau premier ministre du Sénégal, Aminata Touré est réputée une femme à poigne qui, comme ministre de la Justice, a supervisé d’importants dossiers dont l’arrestation de l’ex-président tchadien Hissène Habré réfugié à Dakar.

 

Elle est la deuxième femme à diriger un gouvernement au Sénégal après Mame Madior Boye.

 

Cette ex-ministre de la Justice est une des personnes de confiance du président Macky Sall, élu en mars 2012. Elle a été une des principales responsables de l’équipe de campagne ayant mené M. Sall à la victoire contre Abdoulaye Wade, qui avait dirigé le Sénégal durant douze ans (2000-2012).

 

Surnommée « Mimi » Touré par les Sénégalais, Mme Touré était depuis avril 2012 à la tête du ministère de la Justice.

 

À ce titre, elle a supervisé la traque des biens présumés mal acquis par des responsables de l’ancien régime, ayant abouti à l’audition ou l’arrestation de dignitaires de l’ancien pouvoir, d’anciens ministres et des directeurs généraux de sociétés.

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