Scrutin malien: une victoire pour Paris

Paris — Un scrutin sans incident, un taux de participation historique, un perdant qui reconnaît sa défaite : le succès de la présidentielle au Mali est aussi une victoire pour Paris, qui a imposé un calendrier accéléré, sept mois après avoir chassé les groupes islamistes qui occupaient le Nord du pays.

 

« Ce qui vient de se produire depuis l’intervention française le 11 janvier 2013 […] jusqu’à l’élection du nouveau président malien est un succès pour la paix et la démocratie », s’est d’ailleurs réjoui mardi le président François Hollande.

 

L’économiste Soumaïla Cissé a créé la surprise en reconnaissant dès lundi soir la victoire à la présidentielle de son adversaire, l’ancien premier ministre, Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, 68 ans, sans attendre la publication des résultats.

 

IBK était largement arrivé en tête au premier tour le 28 juillet, avec 39,79 % des voix contre 19,70 % pour Soumaïla Cissé. Le taux de participation avait atteint 48,98 %, un record dans l’histoire du Mali. François Hollande a téléphoné à IBK pour le « féliciter pour sa victoire », selon un communiqué de la présidence.

 

La bon déroulement de l’élection sur l’intégralité du territoire malien, y compris dans le bastion rebelle touareg de Kidal, dans l’extrême-nord, représente un succès pour la France, qui a poussé jusqu’au bout pour organiser le scrutin au plus tôt, dans un pays encore déstabilisé par la guerre.

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