L’Érythrée compterait au moins 10 000 prisonniers politiques

L’Érythrée compte « au moins 10 000 » prisonniers politiques, vivant dans « des conditions atroces, inimaginables », dénonce Amnesty International dans un rapport jeudi, à quelques jours du 20e anniversaire de l’indépendance de ce pays.


L’opposition politique est interdite, les médias indépendants réduits au silence et les minorités religieuses persécutées dans ce petit pays de 6 millions d’habitants de la Corne de l’Afrique, bordant la Mer rouge.


« Le gouvernement a usé de manière systématique d’arrestations arbitraires et de détention sans jugement pour écraser l’opposition, réduire au silence toute dissidence et punir quiconque refusant de se plier » au système répressif, selon Claire Beston, spécialiste de l’Érythrée.


Selon le rapport, les prisonniers sont enfermés dans des cellules souterraines ou des containers. « La torture est monnaie courante lors des interrogatoires, à titre de punition ou pour faire pression. Dans la plupart des cas, les familles des prisonniers ne reçoivent aucune information, et souvent elles n’entendent plus jamais parler d’eux après leur arrestation. »

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