Centrafrique - Les chefs d’État d’Afrique centrale ne reconnaissent pas Djotodia

Michel Djotodia, chef de la rébellion du Séléka, a renversé il y a dix jours le président François Bozizé.
Photo: Associated Press Michel Djotodia, chef de la rébellion du Séléka, a renversé il y a dix jours le président François Bozizé.

Les chefs d’État d’Afrique centrale ont estimé mercredi « impossible » de reconnaître le chef rebelle Michel Djotodia comme président de la Centrafrique, demandant la mise en place d’autorités de transition, a l’issue d’un sommet à N’Djamena au sujet de la crise centrafricaine.

« En l’état actuel des choses, il est impossible de reconnaître un président autoproclamé », a déclaré le président tchadien, Idriss Déby, à l’issue du sommet. Michel Djotodia, chef de la rébellion du Séléka, a renversé il y a dix jours le président François Bozizé.


Selon le président tchadien, « un collège » élu « par les forces vives de la nation » doit prendre « la tête de la transition » et « jouer le rôle de l’exécutif ». Ce collège doit élire « un président de la transition ». La période de transition « ne doit pas excéder 18 mois ».


Idriss Déby a également annoncé la « mise en place d’un organe législatif qui va rédiger la Constitution et jouer le rôle de l’Assemblée ».


« Dès demain, une mission composée des ministres des Affaires étrangères des pays de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), les partenaires et les représentants des Nations de l’Union Africaine, de l’Union européenne et de l’Organisation internationale de la francophonie doivent se rendre à Bangui pour porter ce message aux Centrafricains » a ajouté M. Deby.


Le président tchadien précisé qu’à l’issue de cette mission, un nouveau sommet de la CEEAC se tiendrait à N’Djamena. « On va se concerter avec les autres [chefs du Séléka] et on va réfléchir », commenté le général Moussa Mohamed Dhaffane, un des principaux leaders du Séléka.

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