Tunisie - Ennahda en conclave pour remplacer Jebali

Le parti islamiste Ennahda, au pouvoir en Tunisie, a tenu jeudi soir des assises pour désigner un successeur au premier ministre Hamadi Jebali, son numéro deux, qui a refusé d’être reconduit à la tête du gouvernement faute d’un accord sur un cabinet apolitique.


La réunion du Majlis al-Choura d’Ennahda, l’instance consultative de 130 membres, s’est ouverte en début de soirée dans un hôtel en banlieue de Tunis, où la presse était tenue à l’écart.


« Il y a quatre candidats au poste de premier ministre », a déclaré dans la matinée le porte-parole d’Ennahda, Mongi Gharbi. Le parti a ensuite annoncé que M. Jebali s’était « excusé de ne pouvoir accepter son offre d’être le candidat au poste de chef du gouvernement ».


Le quotidien Le Temps a mis en garde jeudi contre le choix d’un dur d’Ennahda comme premier ministre, estimant qu’une telle décision risquait « d’attiser les tensions et d’enfoncer encore le pays dans la crise ».


Avec 89 députés à l’ANC, Ennahda peut réunir 109 votes sur 217 pour faire passer le cabinet, mais le parti tente de trouver un consensus politique le plus large possible.