Attaque au consulat de Benghazi: Hillary Clinton témoigne devant le Congrès

Dans son tout dernier témoignage devant le Congrès en tant que chef de la diplomatie américaine, Mme Clinton a de nouveau pris l'entière responsabilité des erreurs du département d'État qui ont mené à l'attaque et à la mort de quatre Américains, dont l'ambassadeur Chris Stevens.

Hillary Clinton a défendu l'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, qui a été très critiquée pour avoir affirmé, cinq jours après l'attaque, qu'il s'agissait d'une manifestation ayant dégénéré plutôt que d'un acte de terrorisme. Mme Clinton a mis en doute les critiques des républicains sur les commentaires faits par Mme Rice.

«Le fait est que nous avions quatre Américains tués. Était-ce à cause d'une manifestation? Ou de types qui sont sortis un soir et qui ont décidé d'aller tuer quelques Américains? Quelle différence cela fait-il à ce point-ci?», a lancé la secrétaire d'État devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Elle a insisté sur le fait qu'après l'attaque, les responsables «tentaient en temps réel d'obtenir la meilleure information» possible, et qu'elle s'était surtout attachée à trouver des façons d'améliorer la sécurité plutôt que d'analyser les déclarations télévisées de Susan Rice.

Mme Clinton a indiqué que le département d'État s'employait à mettre en application 29 recommandations d'une commission d'enquête indépendante, qui n'a pas ménagé ses critiques contre le département.

La commission d'enquête a mis en cause des «failles systématiques» et des «déficiences de leadership et de gestion aux plus hauts niveaux» au sein des deux bureaux du département d'État. Quatre employés ont été suspendus après cette enquête.

«Personne n'est plus déterminé que moi à régler ces problèmes», a dit Mme Clinton. «Je suis déterminée à laisser un département d'État et un pays plus sûrs, plus forts et mieux protégés.»

Hillary Clinton reviendra devant la commission des Affaires étrangères du Sénat jeudi pour présenter son probable successeur, le sénateur John Kerry.

Par Donna Cassata

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