Le Conseil de sécurité vote la levée du régime d’exclusion aérienne en Libye

New York — Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont voté à l’unanimité, aujourd'hui, en faveur de la levée, le 31 octobre, du régime d’exclusion aérienne instauré en Libye pour protéger les civils.

Les principales dispositions de la résolution 1973, que le Conseil avait adoptée le 17 mars dernier afin d’interdire tous vols dans l’espace aérien de la Libye pour protéger la population civile et faire cesser les hostilités, deviendront «caduques le 31 octobre 2011 à 23h59, heure libyenne», selon le texte voté par le Conseil.

Présentée par la Russie et le Royaume-Uni, la résolution 2016 a été adoptée par les 15 membres du Conseil.

Hier, lors d’une séance organisée après la déclaration de la libération totale de la Libye, le Conseil national de transition (CNT) libyen avait indiqué par la voix de son représentant que, tout en étant favorable à la levée des dispositions de la résolution 1973, il était préférable d’attendre avant d’y mettre fin et de ne pas agir avec précipitation.

Le texte adopté le 17 mars prévoyait que l’interdiction de l’espace aérien libyen ne s’appliquerait pas aux vols humanitaires et aux vols d’évacuation des étrangers. Elle autorisait aussi les États membres à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire respecter cette interdiction et faire en sorte que des attaques aériennes ne puissent être menées contre les civils.

Dans la résolution 2016 votée aujourd'hui, le Conseil de sécurité se félicite de la tournure des événements en Libye, «qui améliore les perspectives du pays en ce qui concerne un avenir démocratique, pacifique et prospère».

Il attend «avec espoir qu’un gouvernement de transition libyen inclusif et représentatif» soit mis en place et affirme de nouveau qu’il faut que la période de transition se déroule «sous le signe de l’attachement à la démocratie, à la bonne gouvernance, à l’État de droit, à la réconciliation nationale et au respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales de tous en Libye».

Les membres du Conseil appellent aussi les autorités libyennes «à s’abstenir de représailles», leur demandant de prendre toutes les mesures pour empêcher «les actes de représailles, d’incarcération abusive et d’exécution extrajudiciaire». Ils insistent également sur leur responsabilité de protéger la population, «y compris les étrangers et les migrants africains».

Enfin, la résolution 2016 demande à tous les États membres de coopérer étroitement avec les autorités libyennes «dans l’action qu’elles mènent pour mettre fin à l’impunité des auteurs de violations du droit international, des droits de l’homme et du droit international humanitaire».

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