Montréal fera écho aux manifestations tunisiennes

Les affrontements qui ont lieu en Tunisie ont des échos dans les grandes villes du monde, y compris à Montréal. Des manifestations et des vigiles se sont tenues devant le consulat tunisien rue University, au centre-ville, et un plus grand rassemblement aura lieu aujourd'hui à 15h au même endroit.

«Les gens en ont marre et sortent à visage découvert pour scander des slogans politisés afin que Ben Ali s'en aille. Ça se fait là-bas, mais ici aussi», souligne le militant Ghassen Ben Khelifa, aujourd'hui étudiant en journalisme et sociologie à l'UQAM et l'un des instigateurs de cette activité.

Tout a commencé le 17 décembre dernier, après qu'un Tunisien de Sidi Bouzid âgé dans la vingtaine a tenté de s'immoler par le feu — il a finalement survécu — parce qu'on lui avait confisqué son gagne-pain, un kiosque de fruits et légumes. Son geste de désespoir a trouvé écho ailleurs dans le pays et des vagues de protestation ont déferlé sur le pays. Pris avec l'autoritarisme du président Zine el-Abidine Ben Ali depuis 23 ans, les Tunisiens dénoncent le taux de chômage trop élevé, particulièrement pour les diplômés universitaires. Les médias sont contrôlés et ils n'ont guère l'occasion d'exprimer leur mécontentement.

Or cette fois, c'est différent, pense Ghassen Ben Khelifa, qui y voit le «début de la fin du régime». «Je ne dirai pas que c'est une révolution, mais ça fait deux semaines que le régime n'arrive pas à éteindre le feu et contenir la violence», note-t-il en déplorant le silence des Occidentaux. «C'est tout de même quelque chose d'assez exceptionnel dans une dictature de voir que les jeunes, même ceux qui ne sont pas politisés, s'expriment dans les réseaux sociaux. Ils descendent eux-mêmes dans la rue, filment avec leur téléphone portable et mettent ça sur Facebook. C'est ça qui a aidé à nourrir le mouvement de protestation. Même si là, le régime a fini par bloquer Internet dans les régions les plus chaudes et parfois même à couper l'électricité.»
7 commentaires
  • HADDAD 555 - Inscrit 31 décembre 2010 09 h 55

    la Tunisie

    le seul pays ou la femme a le droit de citer, ou les gens n'ont pas peur de manifester dans la rue, le seul endroit ou les intégristes n'ont le droit de citer, que par diffusion satellitaires hargneuses et hostiles, ou le touriste peut se promener librement, ou le commerce individuel peut se propager , et alors une personne qui s'immole par le feu !!!!!!!!!!!!!est-ce le 1er à faire des gestes d'éclats aprés avoir convoqué la Presse bien sur, allons, il ne faut pas être hypocrite.....Diriger un pays avec des citoyens qui se veulent tous 1er ministre ou président pourquoi pas eh bien c'est pas facile.......il y a de la place pour l'amélioration mais on ne dirige pas avec des scoops.......

  • Maalaoui - Inscrit 31 décembre 2010 10 h 31

    La Tunisie un quart de siècle d'une "soft" dictature (1)

    Pourquoi les avocats tunisiens (des hommes de loi) sont aussi bastonné, et c’est quoi la Solution ?

    Cette Police Politique ne sait que frapper, arrêter, torturer et créer de toute pièce des dossiers pour les incriminer au criminel !

    Pour cette police politique, un AVOCAT (un homme de loi) ne vaut rien, la Loi c'est eux ! Quand nous allons comprendre que la Tunisie est gouvernée par la Police Politique Tunisienne au service de la Présidence et de la Sainte Famille !

    Ministres, Sénateurs, Députés, Secrétaires d'État, Haut Cadres du RCD, Hauts fonctionnaires, Ambassadeurs, Consuls, Professionnels, Homme d'affaires, Banquiers, etc... tous ces gens ne valent rien dans la Culture de la Sainte Famille. Ils ne sont que des simples serviles à leur service, quand ils veulent et ou ils veulent !

    Avez-vous besoin d'avoir un doctorat à l'Université de Harvard ou à l'Uqam en sciences politiques pour comprendre comment la Tunisie est vraiment gouvernée ! (voir suite 2)

  • Maalaoui - Inscrit 31 décembre 2010 10 h 33

    La Tunisie : Un quart de siècle de "soft" dictature (suite 2)

    Depuis des années, on ne fait que pleurnicher, aujourd’hui nos jeunes (nos enfants) ont compris qu’ils n’ont rien à attendre de nous « poules mouillés », ils sont descendus dans la rue volontairement ! La pauvreté de la quotidienneté et le désespoir les ont poussé à crier haut et fort leur peine et leur misère puisque nous sommes devenus sourds à leur situation. On les voient quotidiennement meubler les cafés et au lieu de se poser la question, on les méprises, on les insultes, on les a «rendu des nains» ! Un jour ils ont en assez, ils sont descendus dans la rue…

    Maintenant, des organisations et des soit-disant leaders veulent les récupérer, en donnant des grosses théories pour montrer à la TV qu’ils sont des « grandes personnes, pourtant tous sont des trous de cul ». C’est exactement comme ce qui s’est passé dans plusieurs pays y inclus à Gaza !

  • Maalaoui - Inscrit 31 décembre 2010 10 h 34

    La Tunisie : Un quart de siècle de "soft" dictature (suite 3)

    Solutions :
    1- Appel à la création d'un gouvernement provisoire mixte ajoutant un poste de Vice-Président et quatre Vice-Premiers Ministres issus des leaders de l'opposition et des personnalités tunisiennes exilées connues à l'étranger !
    2- L'abolition immédiate de la Police Politique Tunisienne ;
    3- Libération immédiate de toutes les personnes arrêtées ;
    4- Création d’une Commission Nationale d'Enquête Indépendante sur les événements sociaux en Tunisie présidé par la Juge Kalthoum Kanou : Secrétaire Générale du comité légitime de l'Association des Magistrats Tunisiens, secondé par Wassila Kaabi : membre du bureau exécutif et le militant historique Ali Ben Salem, soutenus par des enquêteurs professionnels et chevronnés à la retraite reconnus pour leur indépendance, leur probité, honnêteté, moralité et incorruptibilité !

    5- Créer un Réseau International de Vigilance et du Surveillance du gouvernement actuel dirigé par des tunisiens qui résident dans divers pays démocratiques (Europe, Amérique, etc..).

    6- Appel à la création d'un comité de réconciliation nationale et de pardon pour guérir les blessures de l’histoire. Si le gouvernement tunisien actuel refuse, il faut créer un Comité juridique de préparation des dossiers pour les instituer auprès du Tribunal International Pénal (TPI) pour crime contre l'humanité (tortures et disparitions).. le gouvernement actuel doit choisir le Pardon et le Tribunal (TPI) ;

    7- Créer un Fonds international de soutien à la promotion de la démocratie en Tunisie.

    Membre de la République de Kacem

    N.B : Malgré que nous sommes aussi des tuniso-canadiens, en exprimant nos opinion sur nos médias canadiens, nous courons un grand risque d'être un jour arrêter, harcelé, torturer et jeter en prison. ! C’est pour cette raison que la très grande majorité des tuniso-canadiens ont préférés garder le silence !

  • Gerard44 - Inscrit 1 janvier 2011 16 h 40

    Ben Ali le tortionnaire

    J'ai eu l'occasion de suivre le dossier tunisien des droits humains lorsque j'étais à l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) dans les années 90. C'est très bien documenté par les ONG internationales de droits humains dont Amnistie Internationale, que ce gouvernement réprime férocement toute opposition ou critique, par l'emprisonnement arbitraire, la torture, de faux procès, et les exécutions extra-judiciaires. M. Ali Saïdi, un opposant au régime que j'ai connu à l'époque, a été assassinée par les hommes de main de Ben Ali.

    Alors il faut être naif ou du bord du régime pour ne rien voir ou pour ne pas vouloir voir. La répression et la torture ça ne se passe pas au Centre d'achat, au théâtre ou dans le lobby d'un hotel touristique. Tout le système est bien ficelé et caché comme il se doit pour ce genre de répression, comme ailleurs. C'est sûr qu'il y a beaucoup de monde qui profite de cette dictature car ces systèmes, comme d'autres que l'on connaît ici, corrompent beaucoup de monde. Alors il faut supporter du mieux que l'on peut ces citoyens et citoyennes qui veulent se débarasser du joug insoutenable de ce dictateur hypocrite et sa clique. Le boycot touristique serait un bon moyen. Le gouvernement canadien garde le profil bas car les affaires commerciales sont bonnes avec la Tunisie.