En bref - L'agitation politique se poursuit en Côte d'Ivoire

Toumodi — Des manifestants ont à nouveau défilé hier dans plusieurs villes de Côte d'Ivoire, en se heurtant parfois aux forces de sécurité, rapportent des témoins. Les troubles sont devenus quasi quotidiens dans le pays depuis que le président Laurent Gbagbo a dissous le gouvernement et la commission électorale le 12 février.

Un homme qui défilait à Abobo, en banlieue nord d'Abidjan, a déclaré que deux manifestants ont été tués par des tirs de la police, ce que cette dernière a démenti. Vendredi, au moins cinq manifestants ont été tués et des dizaines d'autres blessés par les forces de sécurité à Gagnoa, au sud-est de Yamoussoukro, lors d'un rassemblement contre les initiatives de Gbagbo. La colère populaire est attisée par les atermoiements du régime concernant la présidentielle prévue il y a cinq ans, mais sans cesse repoussée au prétexte que les listes électorales ne comporteraient pas que des Ivoiriens «de souche».