En bref - Niger: aucun échéancier civil

Niamey — Les militaires qui ont pris le pouvoir au Niger jeudi dernier dirigeront le pays jusqu'à ce que la classe politique se soit mise d'accord sur une nouvelle Constitution et soit prête pour de nouvelles élections, a déclaré hier le médiateur de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest à l'issue d'une rencontre avec la junte.

Aucun échéancier n'a encore été fixé pour la transition vers un régime civil, mais un porte-parole de la junte a déclaré dimanche que des élections se tiendraient le plus tôt possible et que la situation était similaire à celle de 1999, qui a débouché sur des élections transparentes. Le militaires nigériens ont renversé jeudi le président Mamadou Tandja, mettant fin à un bras de fer politique de plusieurs mois entre le chef de l'État et l'opposition. Ce coup de force a été officiellement condamné, entraînant une suspension du Niger par l'Union africaine, mais il est aussi considéré, tant au Niger qu'à l'étranger, comme une opportunité de sortir de l'impasse politique. «Ils ont assuré qu'il y aurait une ouverture pour tout le monde, ici au Niger, pour un dialogue internigérien», a déclaré à l'issue de sa rencontre avec la junte, Mohamed Ibn Chambas, président de la commission de la Cédéao. «C'est ce processus qui débouchera sur une nouvelle Constitution et des élections crédibles», a-t-il ajouté. «Ils ont dit qu'ils voulaient une transition courte prenant fin le plus tôt possible, mais c'est aussi le dialogue politique qui définira l'échéancier».