La violence s'installe en Côte-d'Ivoire

Abidjan — Une semaine après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne, l'une des manifestations lancées par l'opposition contre le président Laurent Gbagbo a été pour la première fois marquée vendredi par des morts, au moins au nombre de cinq.

Le chef d'état-major de l'armée loyaliste, le général Philippe Mangou, a condamné les protestations de ces derniers jours et affirmé que l'opposition était «responsable» de «tous les actes odieux en cours» à travers le pays, et devrait donc en «répondre».

Cinq personnes ont trouvé la mort hier à Gagnoa (centre-ouest), dans le fief du chef de l'État, lors d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants, a indiqué le général Mangou, faisant état de «neuf blessés».