Tchad - Les rebelles poursuivent leur progression

N'Djamena — Les rebelles tchadiens qui affichent comme «objectif final» N'Djamena ont été bombardés par l'armée dans l'est du Tchad, a affirmé hier le gouvernement tchadien, qui condamne «l'agression manifeste, de grande envergure» lancée, selon lui, par Khartoum.

Les rebelles ont été «localisés et 'traités' par nos avions. Il n'y a eu aucunement de combat, ils ont évité les forces gouvernementales», a déclaré le ministre tchadien de l'Intérieur et de la Sécurité publique Ahmat Mahamat Bachir, assurant que le calme régnait «dans toutes les villes de l'Est».

«Depuis 72 heures, ces rebelles ont contourné les points névralgiques gardés par nos forces de défense et de sécurité. Ils se sont infiltrés par d'autres bouchons et sont arrivés autour de la sous-préfecture de Kerfi, à environ 45 km au sud de Goz Beïda», a ajouté M. Bachir, qui a été clair: «Quelles que soient les conditions, ils ne prendront aucune ville de l'Est. Toutes les dispositions sont prises.»

Il a ensuite a indiqué qu'une colonne de rebelles avait été «répérée et fixée et suivie de près» dans une localité non précisée du nord-est de la Centrafrique, frontalière du sud-est du Tchad. «Elle est fixée par nos forces qui ne tarderont pas à l'atteindre», a-t-il ajouté.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a interrompu ses distributions de nourriture dans le camp de Goz Amir (22 000 réfugiés). La chargée de communication du bureau régional du PAM à Dakar, Judith Schuler, a indiqué que le PAM continuait «la distribution dans les 11 autres camps de l'est du Tchad, mais avait arrêté mardi les vols humanitaires du PAM sur Goz Beïda, Farchana, Koukou et Dogdore».

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