Le FBI négocie la libération du capitaine du Maersk-Alabama - Les pirates surveillés de près

Un navire de la marine américaine a pris position hier devant les côtes somaliennes pour faire pression sur les ravisseurs du capitaine américain d'un porte-conteneurs brièvement détourné la veille.

Le Maersk-Alabama, bateau battant pavillon américain fait désormais route vers Mombasa, au Kenya, avec 18 gardes armés à son bord. Le navire se trouvait hier à 50 heures du port kényan.

Le porte-conteneurs a été attaqué mercredi, mais les 20 membres d'équipage, tous Américains, sont parvenus à repousser les pirates. Les quatre hommes armés ont néanmoins réussi à enlever le capitaine, retenu depuis sur le canot de sauvetage du navire.

L'USS Bainbridge, une frégate lance-missiles de la marine américaine a pris position avant l'aube devant les côtes somaliennes pour faire pression sur les ravisseurs du capitaine.

Le FBI a par ailleurs fait savoir que son aide avait été sollicitée et que ses négociateurs étaient à l'oeuvre. Selon la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, le canot semble être à court de carburant.

Les pirates ont coulé leur propre bateau après l'abordage du Maersk Alabama, a expliqué le second Ken Quinn, interrogé par CNN. Le capitaine les a ensuite convaincus de monter avec lui à bord du canot de sauvetage. L'équipage a alors maîtrisé celui qui était resté à bord et a tenté un échange qui n'a pas fonctionné.

«Nos amis détiennent toujours le capitaine, mais ne peuvent plus bouger. Ils craignent les navires de guerre. Nous voulons une rançon et le capitaine est évidemment notre protection», a par ailleurs déclaré un associé des ravisseurs, interrogé à Haradheere, port très fréquenté par les pirates.

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