En bref - Rapprochement entre Bagdad et Le Caire

Bagdad — Le premier chef de la diplomatie égyptienne à se rendre en Irak depuis près de vingt ans est arrivé hier à Bagdad, signe de l'acceptation croissante du gouvernement irakien dirigé par les chiites au sein du monde arabe. Ce déplacement a été assombri par de nouvelles violences qui ont fait au total 16 morts dans le nord du pays, témoignant des défis que Bagdad doit encore relever en dépit d'une amélioration de la sécurité.

Onze Irakiens sont morts à Mossoul dans un raid des forces américaines au cours duquel un extrémiste a fait sauter des explosifs qu'il transportait, selon l'armée américaine. Aucune information faisant état de victimes dans les rangs américains n'a été diffusée dans l'immédiat. En visite en Irak, Ahmed Aboul Gheit, premier ministre égyptien des Affaires étrangères à se rendre dans le pays depuis près de deux décennies, n'a pas manqué de condamner les violences. «Nous rejetons le sectarisme, l'extrémisme, la violence», a-t-il lancé. «Nous espérons que la paix et la sécurité l'emporteront en Irak», a-t-il ajouté, promettant d'aider les autorités à faire face aux défis auxquels elles sont confrontées. Son homologue irakien Hochyar Zebari a salué avec satisfaction le projet d'ouvrir prochainement une nouvelle ambassade d'Égypte à Bagdad.