L'Afghanistan devient plus dangereux pour les soldats canadiens

Le ministre de la Défense du Canada, Bill Graham, a lancé hier un avertissement selon lequel il pourrait y avoir plus de victimes parmi les soldats canadiens qui viennent d'être redéployés de la capitale de l'Afghanistan vers le sud du pays.

La décision du gouvernement canadien de déplacer les troupes de Kaboul vers le coeur du fief hostile des talibans augmente le risque de pertes et de blessés parmi les militaires canadiens, a dit le ministre dans un discours devant le Conseil des relations internationales de Montréal.

Le contingent canadien déployé à Kandahar est formé de 250 soldats. Les forces devraient être portées à environ 1000 au début de l'an prochain.

Une unité spéciale chargée de traquer et de tuer les rebelles talibans et d'al-Qaïda est aussi stationnée dans la même zone. Le Canada prendra aussi le commandement d'une opération internationale dans la région l'an prochain.

«Les Canadiens ne doivent pas se faire d'illusions, a déclaré le ministre aux journalistes à l'issue de son discours. C'est une mission compliquée, exigeante et très dangereuse, a souligné le ministre. Nos soldats reconnaissent qu'ils ont à accomplir une tâche plus dangereuse que celle de Kaboul.»

Le ministre a rappelé que trois militaires canadiens avaient été tués et plusieurs autres blessés dans des attentats à Kaboul ces deux dernières années. La semaine dernière, deux autres soldats ont été blessés quand une bombe a explosé au passage de leur véhicule blindé.

Les fusillades, les attaques à la roquette ou à la bombe le long des routes, ainsi que les attentats suicide sont fréquents dans la région de Kandahar, mais occasionnels à Kaboul.