Un gouvernement de technocrates à Beyrouth

Beyrouth — Confronté à des querelles de représentativité, le premier ministre libanais, Fouad Siniora, a annoncé hier qu'il renonçait à former un gouvernement politique et tenterait de réunir une équipe de technocrates chevronnés.

À l'issue de nouvelles consultations avec le président maronite prosyrien Émile Lahoud, le premier ministre sunnite, rétif à l'influence de Damas, a précisé qu'il tenterait de trouver 24 ministres ne siégeant pas à la nouvelle Chambre des députés. Il y a deux jours, Siniora avait présenté à Lahoud un gouvernement de 30 ministres marqués politiquement, mais les objections formulées par l'ancien premier ministre maronite Michel Aoun et par les chiites des milices Amal et Hezbollah ont empêché Lahoud de donner son feu vert à cette équipe.

Fidèle à Saad Hariri, chef de file de la coalition antisyrienne devenue le mois dernier la première force parlementaire, Siniora s'était entendu à l'origine avec le Hezbollah et Amal, ainsi qu'avec Aoun, sur une équipe de 24 ministres. Mais, quelques heures après une tentative d'assassinat du ministre de la Défense prosyrien sortant Elias al-Mourr, mardi, Siniora a ajouté à sa liste six personnalités, dont quatre appartenant à la coalition de Hariri.

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