Élections dans un climat alourdi au Liban

Beyrouth — La deuxième phase des élections législatives, qui a pour théâtre demain le Sud-Liban jouxtant Israël, se déroule dans un climat alourdi par l'assassinat jeudi de Samir Kassir, éditorialiste du grand journal antisyrien An Nahar.

Mais l'issue du scrutin ne fait aucun doute dans cette région peuplée de chiites, où les deux grandes milices, le Hezbollah, du cheikh Hassan Nasrallah, et Amal, du président du Parlement sortant Nabih Berri, rafleront selon toute vraisemblance la mise.

La totalité des 23 sièges du Sud-Liban devraient revenir au «rouleau compresseur» politique chiite Hezbollah-Amal, dont six candidats sont de toute façon déjà assurés de siéger au sein de la future Chambre des députés faute d'adversaires.

Dimanche dernier, lors de la première des quatre phases de lu scrutin qui se déroulait à Beyrouth, le Courant du futur, dirigé par Saad Hariri, fils de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, assassiné à la mi-février, avait raflé les 18 sièges en jeu.

Mais des dissensions au sein du camp de l'opposition antisyrienne avaient entraîné une faible participation (28 %) dans la capitale, relativisant la victoire du leader sunnite, qui ne cache pas ses ambitions de reprendre le flambeau de son père à la tête du gouvernement.