En bref - Les Maldives autorisent les partis

Colombo — Une nouvelle ère politique s'est ouverte hier aux Maldives avec l'adoption par le Parlement d'une loi autorisant la formation de partis politiques, mettant fin à des siècles d'autocratie dans cet archipel de l'océan Indien célèbre pour ses hôtels de luxe.

Néanmoins, au même moment, la police a arrêté les quatre principaux opposants politiques des Maldives, de retour au pays après avoir formé un parti d'opposition en exil au Sri Lanka. Ils ont été relâchés après quelques heures. «Nous saluons évidemment le fait que les partis politiques soient autorisés aux Maldives mais, en même temps, nous avons été victimes d'intimidation», a déclaré Ahmed Nazim Sattar, un opposant. Le président Maumoon Abdul Gayoom, au pouvoir depuis 1978, a promis d'assouplir son emprise sur la vie politique du pays et de mener des réformes après avoir été vivement dénoncé par des associations de défense des droits de l'homme et par le Parlement européen.