HRW condamne la sous-traitance de la torture

New York — L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch condamne la tendance croissante, selon elle, de pays comme la Grande-Bretagne ou les États-Unis à transférer des personnes suspectées de terrorisme dans des pays pratiquant la torture.

Dans un rapport de 91 pages, l'association, basée à New York, liste un certain nombre d'États qui, selon elle, acceptent de transférer ces suspects dans ces pays sur la seule base de minces «assurances diplomatiques» qu'ils ne seront pas maltraités.

«C'est une tendance très négative dans la diplomatie internationale, et cela nuit vraiment à l'interdit général contre la torture», estime le directeur de Human Rights Watch, Kenneth Roth. «Les gouvernements qui pratiquent la torture essaient toujours de dissimuler ce qu'ils font, alors leurs "assurances" sur la torture ne doivent jamais être crues», ajoute-t-il.

Le rapport évoque une douzaine de cas impliquant des transferts ou tentatives vers l'Algérie, l'Égypte, la Russie, la Syrie, la Turquie ou l'Ouzbékistan. Parmi les États ayant recherché les assurances de ces pays en vue d'extraditions figurent l'Autriche, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède et les États-Unis, selon HRW.