Les festivités de «l'unité» sont lancées au Liban

Beyrouth — La députée libanaise Bahia Hariri, soeur de l'ex-premier ministre assassiné Rafic Hariri, a lancé hier les festivités de «l'unité» en appelant les Libanais à manifester leur refus d'un retour à la guerre civile qui a ravagé leur pays. Sous le slogan «Courons main dans la main», des dizaines de milliers de Libanais ont participé à Beyrouth à un «marathon de l'unité», organisé par Mme Hariri, pour «dire à ceux qui ont tué Rafic Hariri qu'il n'arriveront pas à assassiner le Liban».

Venus de diverses régions du pays en famille et vêtus de tee-shirts blancs, les participants, musulmans et chrétiens, ont parcouru les cinq kilomètres du centre-ville, faisant une boucle entre la place Riad Solh et la Place des Martyrs rebaptisée par l'opposition «place de la Liberté».

«Vous avez brisé le mur de la peur en remplissant les places publiques, et en montrant que vous n'avez pas été terrorisés par les meurtriers», a affirmé Mme Hariri avant de donner le coup d'envoi du marathon en lançant des dizaines de colombes et de ballons blancs, rouges et verts, couleurs du drapeau libanais. Parallèlement au marathon, des troupes folkloriques ont donné des représentations et des chanteurs ont entonné des hymnes patriotiques dans une atmosphère festive.

«Mes enfants sont descendus main dans la main avec la famille du concierge», raconte le propriétaire d'un immeuble cossu de Beyrouth, pour illustrer le sentiment de solidarité qui s'est emparé de nombreux Libanais, au-delà des barrières sociales.