Salman Rushdie a perdu un oeil et l’usage d’une main

Le 12 août, Salman Rushdie s’apprêtait à s’exprimer lors d’une conférence dans le nord de l’État de New York quand un homme a fait irruption sur scène et l’a poignardé à plusieurs reprises, notamment au cou et à l’abdomen.
Joël Saget Agence France-Presse Le 12 août, Salman Rushdie s’apprêtait à s’exprimer lors d’une conférence dans le nord de l’État de New York quand un homme a fait irruption sur scène et l’a poignardé à plusieurs reprises, notamment au cou et à l’abdomen.

Poignardé en août aux États-Unis, l’écrivain britannique Salman Rushdie a depuis perdu la vue d’un oeil et l’usage d’une main, entre autres graves séquelles, a indiqué son agent au quotidien espagnol El País.

« Il a perdu la vue d’un oeil… Il a eu trois blessures graves au cou. Il est handicapé d’une main, car les nerfs de son bras ont été sectionnés. Et il a environ 15 autres blessures à la poitrine et au torse », a déclaré Andrew Wylie à El País dans un entretien publié ce week-end.

« Ses blessures étaient très profondes […] C’était une attaque brutale, mais il va vivre », a-t-il ajouté, détaillant ainsi pour la première fois l’état de santé de l’écrivain depuis plusieurs semaines, sans indiquer s’il se trouve toujours à l’hôpital.

Le 12 août, Salman Rushdie s’apprêtait à s’exprimer lors d’une conférence dans le nord de l’État de New York quand un homme a fait irruption sur scène et l’a poignardé à plusieurs reprises, notamment au cou et à l’abdomen.

Évacué en hélicoptère vers un hôpital, l’auteur des Versets sataniques avait dû être brièvement placé sous respirateur avant que son état s’améliore.

Le principal suspect, Hadi Matar, Américain d’origine libanaise alors âgé de 24 ans, avait été arrêté immédiatement après les faits et a plaidé non coupable lors de son procès qui s’est ouvert mi-août devant un tribunal de Mayville, dans l’État de New York.

L’attaque avait choqué en Occident, mais avait été saluée par des extrémistes de pays musulmans, comme l’Iran ou le Pakistan. L’écrivain est poursuivi depuis 33 ans par une fatwa du Guide suprême iranien le condamnant à mort.

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