Trudeau à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies

Le premier ministre Justin Trudeau et la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly à l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le mardi 20 septembre 2022
Sean Kilpatrick La Presse canadienne Le premier ministre Justin Trudeau et la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly à l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le mardi 20 septembre 2022

L’ambassadeur du Canada aux Nations unies affirme que la tâche la plus importante de l’organisation à l’heure actuelle est de donner au monde un sentiment d’espoir.

Le problème, selon Bob Rae, est ce qu’il appelle une « incroyable cascade » de crises, qui fait que l’espoir est rare.

Dans son discours d’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies, le secrétaire général António Guterres a dressé une liste de priorités.

La guerre en Ukraine entre dans son huitième mois, et les conséquences économiques et sociales du conflit se font toujours sentir dans le monde entier.

 

Les effets durables de la COVID-19 continuent de frapper le plus durement les plus défavorisés dans le monde, et le changement climatique ravage la planète.

M. Rae accompagne le premier ministre Justin Trudeau aux séances d’ouverture de la 77e Assemblée générale des Nations unies, cette semaine à New York.

« Nous devons donner de l’espoir, a-t-il indiqué. Nous devons démontrer que nous pouvons agir pour changer les choses. Et c’est l’approche que les Canadiens adoptent dans le monde entier. »

La visite de deux jours de M. Trudeau à New York a commencé mardi par une rencontre bilatérale avec Chandrikapersad Santokhi, le président du Suriname, qui préside cette année le Caricom, une coalition politique et économique de 15 États membres situés dans les Caraïbes.

Le reste de l’agenda de M. Trudeau à l’ONU est chargé de réunions sur des sujets qui lui tiennent à coeur : le changement climatique, l’égalité des genres et le développement durable, entre autres. Il participera également à une table ronde portant sur les vertus de la croissance de l’emploi inclusive avec l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton.

Guterres parle aussi d’espoir

Donner de l’espoir face au désespoir : c’était d’ailleurs un thème dominant dans le discours du secrétaire général Guterres mardi. « Notre monde est en grande difficulté : les divisions se creusent, les inégalités se creusent, les défis se propagent plus loin », a-t-il déclaré aux dirigeants réunis.

Il a décrit un navire battant pavillon de l’ONU chargé de céréales ukrainiennes qui traverse une zone de guerre jusqu’à la Corne de l’Afrique, où des millions de personnes meurent de faim.

M. Guterres évoquait l’Initiative céréalière de la mer Noire, un accord complexe conclu sous l’égide des Nations unies entre l’Ukraine et la Russie, négocié avec l’aide de la Turquie, qui permet enfin de faire sortir de la nourriture bloquée depuis longtemps de cette région ravagée par la guerre.

L’agenda de deux jours de M. Trudeau à New York comprend aussi la promotion des 17 objectifs de l’effort de développement durable de l’ONU, dont le premier ministre canadien est coprésident. Ces objectifs mondiaux comprennent l’action climatique, l’élimination de la pauvreté et de la pollution, l’égalité des genres et la promotion d’une croissance économique équitable.

Justin Trudeau participera aussi au sommet Christchurch Call avec son homologue néo-zélandaise, Jacinda Adern, et le président français, Emmanuel Macron, afin de combattre la propagation de l’extrémisme violent sur le Web. Il sera aussi sur place pour des événements tenus en avant-première des réunions de la COP15 sur la biodiversité, prévue en décembre à Montréal.

Le premier ministre assistera mercredi à une conférence de contributeurs au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, auquel le Canada a promis quatre milliards de dollars depuis 2002. Des militants au Canada ont exhorté le premier ministre à engager 1,2 milliard supplémentaire pour cette année.

L’ambassadeur Rae a soutenu que le Canada était l’un des plus grands contributeurs au Fonds par habitant.

« Je sais que le premier ministre se débat avec cette question de savoir ce que nous pouvons faire de plus, a-t-il déclaré. Les pressions mondiales sur nous, sur tous les fronts, sont énormes. »

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