Nommé par l'armée togolaise - Gnassingbé succède à son père

Lomé — Faure Gnassingbé, fils du président Gnassingbé Eyadéma, a prêté serment hier comme président du Togo après avoir été désigné par l'armée, choix avalisé à la hâte grâce à une modification constitutionnelle, alors que l'opposition dénonçait la création d'une «dictature héréditaire».

La communauté internationale, qui avait appelé au respect de la procédure constitutionnelle prévoyant l'intérim du président de l'Assemblée et une élection présidentielle dans les 60 jours, semblait prise de court par la «légalisation» express organisée pour faire avaliser par le Parlement un choix annoncé par l'armée dans les deux heures ayant suivi l'annonce du décès du président.

En dépit de multiples pressions internationales, Faure Gnassingbé a été élu dimanche soir président de l'Assemblée nationale togolaise, après modification de la Constitution par les députés pour lui permettre de succéder légalement à son père et d'achever son mandat, ce qui le désigne à la tête de l'État jusqu'en 2008.

L'Union africaine, qui avait par avance dénoncé dans la désignation de Faure Gnassingbé un «coup d'État», a réaffirmé elle aussi sa ferme condamnation, se disant cette fois déterminée à imposer des sanctions contre le Togo. L'Union européenne a dit soutenir la position de l'UA.

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