«Il doit y avoir un horizon politique» pour les Palestiniens, affirme Biden

Le président américain, Joe Biden, et le président palestinien, Mahmoud Abbas.
Thaer Ghanaim Agence France-Presse Le président américain, Joe Biden, et le président palestinien, Mahmoud Abbas.

« Il doit y avoir un horizon politique pour le peuple palestinien », a reconnu vendredi le président américain, Joe Biden, malgré le fait, selon lui, que les conditions n’étaient pas réunies à ce stade pour relancer les pourparlers de paix israélo-palestiniens.

« Nous n’abandonnerons jamais le travail en faveur de la paix. Il doit y avoir un horizon politique que le peuple palestinien puisse au moins voir ou sentir pour l’avenir. Nous ne pouvons permettre au désespoir d’hypothéquer l’avenir », a déclaré M. Biden lors d’un point de presse commun avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, à Bethléem, en Cisjordanie occupée.

Si M. Biden a aussi plaidé pour un « État palestinien indépendant » avec une « continuité territoriale », il a toutefois affirmé que les conditions n’étaient actuellement pas réunies pour relancer le processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis 2014.

Il a par ailleurs plaidé pour que « toute » la lumière soit faite sur la mort de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, tuée en mai dernier en couvrant une opération militaire israélienne en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël.

M. Biden a rendu hommage au « travail vital » de la grande reporter de la chaîne du Qatar Al Jazeera.

L’ONU, l’Autorité palestinienne de M. Abbas et différents médias notamment soutiennent que le tir fatal provenait de l’arme d’un soldat israélien, un scénario jugé « vraisemblable » par les États-Unis qui ont expertisé la balle mais ont toutefois écarté l’hypothèse d’un tir délibéré, ce qui a ulcéré la famille Abu Akleh et les Palestiniens.

De son côté, M. Abbas a insisté sur des mesures politiques afin de mettre un terme « à l’apartheid » israélien dans les Territoires occupés.

Il a aussi demandé à M. Biden de rouvrir le consulat américain pour les Palestiniens à Jérusalem, fermé sous l’administration de Donald Trump, et à rendre Israël « responsable » de la mort de Shireen Abu Akleh.

Sur un autre plan, M. Biden a annoncé un projet pour déployer la 4G en Cisjordanie dans la bande de Gaza, enclave palestinienne sous blocus israélien, où règnent respectivement la 3G et la 2G.

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