Les États-Unis déterminés à tenir leurs objectifs climatiques malgré le revers à la Cour suprême

Jeudi, la Cour suprême a estimé que l’Agence fédérale pour la protection de l’environnement (EPA) ne pouvait pas édicter de règles générales pour réguler les émissions des centrales à charbon.
Christian Murdock The Gazette via AP Jeudi, la Cour suprême a estimé que l’Agence fédérale pour la protection de l’environnement (EPA) ne pouvait pas édicter de règles générales pour réguler les émissions des centrales à charbon.

Les États-Unis sont déterminés à atteindre leurs objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, malgré la récente décision défavorable de la Cour suprême, a assuré vendredi à l’AFP John Kerry, l’émissaire de l’administration Biden pour le climat.

« Nous sommes déterminés à atteindre nos objectifs. Nous pouvons les atteindre », a-t-il déclaré à propos de ces engagements officiels, au lendemain d’une décision de la très conservatrice Cour suprême américaine qui limite fortement les pouvoirs de l’État fédéral dans la lutte contre le réchauffement climatique.

« Bien sûr, cela nous aiderait si nous avions une majorité à la Cour suprême des États-Unis qui comprenait vraiment la gravité de la situation et serait plus à même d’essayer d’aider plutôt que, d’une manière ou d’une autre, mettre des bâtons dans les roues », a déclaré le haut diplomate.

Le président Joe Biden, qui est revenu dans l’accord de Paris sur le climat quitté par son prédécesseur Donald Trump, a annoncé en avril 2021 que les États-Unis réduiraient les émissions de gaz à effet de serre de 50 à 52 % d’ici à 2030, par rapport à 2005.

Joe Biden a soumis ces nouveaux engagements auprès de l’ONU afin de se rapprocher des objectifs de l’accord de Paris de 2015, où John Kerry était à la manoeuvre comme chef de la diplomatie pour Barack Obama.

Jeudi, la Cour suprême a estimé que l’Agence fédérale pour la protection de l’environnement (EPA) ne pouvait pas édicter de règles générales pour réguler les émissions des centrales à charbon, qui produisent près de 20 % de l’électricité aux États-Unis.

« Je suis convaincu — et nos juristes regardent cela de plus près — que cette décision laisse suffisamment de marge de manoeuvre pour faire plein de choses que nous devons faire » contre le changement climatique, a expliqué John Kerry dans un entretien à l’AFP.

« Personne, ni banque, ni prêteur privé, ne va financer de nouvelle centrale à charbon aux États-Unis », a-t-il martelé. « Le charbon est le pire combustible du monde ».

À voir en vidéo