Le bilan des victimes de la semi-remorque grimpe à 53 migrants morts

Les corps ont été découverts lundi après-midi à la périphérie de San Antonio dans ce qui serait l’épisode de trafic de migrants le plus meurtrier du pays à la frontière américano-mexicaine.
Photo: Eric Gay Associated Press Les corps ont été découverts lundi après-midi à la périphérie de San Antonio dans ce qui serait l’épisode de trafic de migrants le plus meurtrier du pays à la frontière américano-mexicaine.

Plus d’un jour après la découverte de dizaines de migrants morts après avoir été abandonnés dans la chaleur étouffante dans une semi-remorque à San Antonio, peu d’identités des victimes ont été rendues publiques, illustrant les défis auxquels les autorités sont confrontées pour retrouver les personnes qui traversent clandestinement les frontières.

Des victimes ont été retrouvées sans aucune pièce d’identité et, dans un cas, avec une pièce d’identité volée. Le piètre service téléphonique dans les villages éloignés complique la tâche de joindre les membres de la famille et de déterminer la provenance des migrants disparus. Les données d’empreintes digitales doivent être relayées et comparées par différents gouvernements.

Le nombre de victimes est passé à 53 mercredi après la mort de deux autres migrants, selon le bureau du médecin légiste du comté de Bexar. Quarante des victimes étaient des hommes et 13 étaient des femmes, a-t-il précisé.

Les responsables avaient des identifications potentielles sur 37 des victimes mercredi matin, en attendant la vérification avec les autorités d’autres pays.

« C’est un processus fastidieux, triste et difficile », a déclaré la commissaire du comté de Bexar, Rebeca Clay-Flores, qui représente le district où la semi-remorque a été abandonnée.

Les corps ont été découverts lundi après-midi à la périphérie de San Antonio dans ce qui serait l’épisode de trafic de migrants le plus meurtrier du pays à la frontière américano-mexicaine. Plus d’une douzaine de personnes ont été transportées à l’hôpital, dont quatre enfants. Trois personnes ont été arrêtées.

Le camion, qui était immatriculé à Alamo, au Texas, mais qui avait de fausses plaques et logos, transportait 67 migrants, a déclaré mercredi Francisco Garduño, chef de l’Institut national de l’immigration du Mexique.

Le conducteur a été appréhendé après avoir tenté de faire semblant d’être l’un des migrants, a dit M. Garduño. Deux autres Mexicains ont également été arrêtés, a-t-il dit.

Parmi les morts figuraient 27 personnes du Mexique, 14 du Honduras, sept du Guatemala et deux du Salvador, a-t-il déclaré. L’une des victimes n’avait aucune pièce d’identité, a dit M. Garduño.

La tragédie s’est produite à un moment où un grand nombre de migrants arrivent aux États-Unis, beaucoup d’entre eux prenant des risques périlleux pour traverser des rivières et des canaux et des paysages désertiques brûlants.

Avec peu d’informations sur les victimes, les familles désespérées de migrants du Mexique et d’Amérique centrale cherchaient frénétiquement à avoir des nouvelles de leurs proches.

Plusieurs survivants étaient dans un état critique avec des blessures telles que des lésions cérébrales et des hémorragies internes, selon Rubén Minutti, le consul général du Mexique à San Antonio.

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