En campagne - Mahmoud Abbas condamne le mur entre Israël et la Cisjordanie

Le numéro un de l'OLP, Mahmoud Abbas, favori de l'élection présidentielle palestinienne du 9 janvier, a assuré hier qu'il ne pourrait y avoir de paix avec Israël tant que l'État juif n'aurait pas démantelé sa «barrière de sécurité» en Cisjordanie.

Après une étape à Jéricho mardi, Mahmoud Abbas, favori de l'élection présidentielle palestinienne du 9 janvier, poursuivait son périple en Cisjordanie en s'arrêtant à Tulkarem, où il a reçu un accueil chaleureux de plusieurs milliers de personnes.

Tulkarem, située le long de la ligne séparant Israël de la Cisjordanie, est partiellement entourée par des blocs de béton de huit mètres de haut constituant la barrière israélienne. Selon Israël, cette structure est nécessaire pour empêcher des kamikazes d'entrer sur son territoire.

«Je dis à nos voisins [...] qu'aucune barrière n'apportera la paix et ne nous apportera la sécurité», a déclaré Mahmoud Abbas lors d'une rencontre qui se tenait dans un stade à seulement 500 mètres de la barrière.

«Il ne peut y avoir de paix [au Proche-Orient] tant qu'il y aura des colonies de peuplement et le mur», a dit Abbas, avec derrière lui la barrière de béton, dans les environs de Kalkilya. «Nous le disons à nos voisins: quel que soit le nombre d'implantations, de murs ou d'obstacles que vous dresserez, ils ne vous apporteront ni sécurité ni paix.»

Pour sa part, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), organisation radicale à l'origine de plusieurs attentats anti-israéliens, a apporté son soutien à Moustafa Barghouti, qui briguera le 9 janvier la succession de Yasser Arafat à la tête de l'Autorité autonome.

Le FPLP, soutenu par 2 % de l'opinion palestinienne, s'oppose au processus de paix prôné par le Fatah, principale composante de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).