La transmission de la variole du singe peut être freinée, selon l’OMS

L’OMS s’est montrée confiante dans la possibilité de freiner la transmission de la maladie entre humains dans ces pays «non endémiques», lors d’une séance de questions lundi.
Photo: Fabrice Coffrini Agence France-Presse L’OMS s’est montrée confiante dans la possibilité de freiner la transmission de la maladie entre humains dans ces pays «non endémiques», lors d’une séance de questions lundi.

Les cas de variole du singe continuant d’augmenter hors des zones endémiques d’Afrique, notamment en Europe, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé lundi une situation « atypique », mais a jugé possible de « stopper » cette transmission de la maladie entre humains.

Une centaine de cas ont été confirmés dans une dizaine de pays européens, mais aussi en Australie, au Canada ou encore aux États-Unis. Huit pays de l’Union européenne (France, Belgique, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, Portugal et Suède) concentrent pour l’instant 85 cas, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

L’OMS s’est cependant montrée confiante dans la possibilité de freiner la transmission de la maladie entre humains dans ces pays « non endémiques », lors d’une séance de questions lundi. L’identification précoce et l’isolement des cas font partie des mesures préconisées par l’OMS comme par l’ECDC, a-t-elle souligné.

Ce n’est pas une maladie homosexuelle, comme certaines personnes sur les réseaux sociaux ont tenté de l’étiqueter

La maladie, cousine moins dangereuse de la variole éradiquée depuis une quarantaine d’années, est endémique dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Elle se traduit d’abord par une forte fièvre et évolue rapidement en éruption cutanée, avec la formation de croûtes.

Ce qui préoccupe les experts est l’apparition simultanée de cas dans de nombreux pays, chez des personnes qui avaient peu ou n’avaient pas de lien direct avec les pays où la maladie est endémique.

Pour la population en général, la probabilité de contagion est « très faible », a jugé l’ECDC dans sa première évaluation des risques depuis l’apparition inhabituelle de dizaines de cas en Occident.

« Toutefois, la probabilité de transmission du virus en cas de contact proche, par exemple durant des rapports sexuels avec des personnes ayant plusieurs partenaires, est considérée comme élevée », a noté l’agence dans son rapport. Une transmission interhumaine est également possible par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne malade, ainsi que par les gouttelettes.

Si ce virus peut être transmis lors d’une activité sexuelle, ce n’en est pas pour autant une maladie sexuellement transmissible, a souligné Andy Seale, conseiller en stratégies des programmes mondiaux de l’OMS sur le VIH, l’hépatite et les infections sexuellement transmissibles.

« Ce n’est pas non plus une maladie homosexuelle, comme certaines personnes sur les réseaux sociaux ont tenté de l’étiqueter », a souligné cet expert.

Une grande réunion mondiale avec tous les experts de nombreuses branches doit se tenir la semaine prochaine pour débattre de l’épisode en cours.

 

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