Quoi retenir de ce 81e jour de conflit?

Les forces russes tentent de progresser dans la région stratégique du Donbass, dans l’est de l’Ukraine. On voit ici deux femmes de cette région dans un bunker.
Photo: Ronaldo Schemidt Agence France-Presse Les forces russes tentent de progresser dans la région stratégique du Donbass, dans l’est de l’Ukraine. On voit ici deux femmes de cette région dans un bunker.

De l’espoir pour l’Ukraine

Les forces russes tentent de progresser dans la région stratégique du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, contrôlée en partie par des séparatistes prorusses depuis 2014, mais elles rencontrent une opposition acharnée des forces de Kiev, convaincues dimanche de l’emporter. La victoire de l’Ukraine au concours de l’Eurovision a galvanisé le président ukrainien.

L’Ukraine « peut gagner » la guerre, qui « ne se déroule pas » comme Moscou l’avait prévu, a estimé dimanche Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’OTAN. « Son offensive majeure dans le Donbass est au point mort, la Russie n’atteint pas ses objectifs stratégiques. »

« La Russie a probablement perdu un tiers de la force de combat au sol engagée en février », estime pour sa part le ministère britannique de la Défense, Ben Wallace.

Soutien de l’OTAN

Les pays de l’OTAN sont prêts à apporter leur aide militaire à l’Ukraine, attaquée par la Russie, aussi longtemps que nécessaire, a assuré dimanche la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock. « Nous sommes d’accord pour ne pas relâcher nos efforts nationaux, en particulier en matière d’assistance militaire, et nous ne le ferons pas tant que l’Ukraine aura besoin de cette assistance pour assurer l’autodéfense de son pays », a déclaré la ministre.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, qui a rencontré son homologue américain, Antony Blinken, samedi à Berlin, s’est félicité du « précédent » créé par la décision de l’Allemagne de fournir de premières armes lourdes à Kiev, dans une vidéo diffusée dimanche sur son compte Facebook.

Dizaines de milliers de morts

 

Il n’existe aucun bilan général des victimes civiles du conflit. Rien qu’à Marioupol, les autorités ukrainiennes ont parlé il y a plusieurs semaines de 20 000 morts. Et les enquêteurs ukrainiens affirment avoir identifié « plus de 8000 cas » présumés de crimes de guerre.

Sur le plan militaire, le ministère ukrainien de la Défense évalue les pertes russes à plus de 26 000 hommes, 199 avions et près de 1200 chars depuis le début de l’invasion le 24 février.

Le Kremlin a admis des « pertes importantes ». Des sources occidentales évoquent jusqu’à 12 000 soldats russes tués. Le président Volodymyr Zelensky a déclaré qu’environ 2500 à 3000 soldats ukrainiens avaient été tués, et quelque 10 000 blessés.

Du gaz iranien vers l’Europe ?

L’Iran étudie la possibilité d’exporter du gaz vers l’Europe, a déclaré dimanche un responsable du ministère du Pétrole dans un contexte de flambée des prix de l’énergie due à la guerre menée par la Russie en Ukraine.

« L’Iran étudie ce sujet, mais nous ne sommes pas encore parvenus à une conclusion », a déclaré le vice-ministre du Pétrole, Majid Chegeni, cité par l’agence de presse officielle du ministère, Shana.

« L’Iran cherche toujours à développer la diplomatie énergétique et à élargir le marché », a-t-il ajouté. Les industries énergétiques de l’Iran, qui possède parmi les plus grandes réserves prouvées de gaz au monde, sont frappées par des sanctions américaines depuis 2018, lorsque Washington s’est retiré de l’accord de Vienne conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances pour encadrer son programme nucléaire.

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