De nouveaux décès liés à une mystérieuse hépatite

L’OMS a répertorié près de 230 cas probables d’hépatite infantile aigüe dans le monde entier. 
Photo: Irina Tiumentseva Getty Images L’OMS a répertorié près de 230 cas probables d’hépatite infantile aigüe dans le monde entier. 

Trois enfants indonésiens sont décédés d’une mystérieuse maladie du foie, ce qui porte à quatre le nombre d’enfants dans le monde morts des suites d’une hépatite infantile aiguë d’origine inconnue, a annoncé mardi le ministère indonésien de la Santé.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) continue pour sa part de recevoir des dizaines de signalements de cas d’hépatites chez des enfants dont l’origine reste à déterminer, avec au total près de 230 cas probables dans le monde entier.

« Ainsi, au 1er mai, au moins 228 cas probables ont été signalés à l’OMS dans 20 pays, et plus de 50 autres cas sont en cours d’investigation », a détaillé mardi un porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic, lors d’un point de presse régulier des agences de l’ONU à Genève.

L’origine de ces inflammations sévères du foie reste inconnue.

La majorité des cas ont été signalés en Europe. Le 5 avril, l’OMS a été informée de 10 cas d’hépatite aiguë sévère d’étiologie inconnue chez des enfants de moins de 10 ans au centre de l’Écosse. Le 8 avril, 74 cas avaient été identifiés au Royaume-Uni.

Cette hépatite touche principalement les enfants de moins de 10 ans et se manifeste par des symptômes comme jaunisse, diarrhées, vomissements et douleurs abdominales. Certains cas ont nécessité une transplantation du foie. Au moins un enfant est décédé.

Les habituels virus à l’origine de l’hépatite virale aiguë (de A à E) n’ont été détectés dans aucun des cas, selon le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies et l’OMS.

Rôle à préciser

Une analyse de ces mystérieux cas d’hépatites aux États-Unis a conduit les autorités sanitaires américaines à privilégier la semaine dernière la piste d’un adénovirus, sans toutefois l’établir comme cause définitive.

Banals, les adénovirus sont connus pour provoquer des symptômes respiratoires, des conjonctivites ou encore des troubles digestifs.

La transmission survient par voie oro-fécale ou respiratoire, avec des pics épidémiques souvent en hiver et au printemps, et plus souvent en communautés. La majorité des humains sont infectés avant 5 ans.

Leur rôle dans le développement des hépatites mystérieuses reste cependant peu clair.

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