Le sous-variant BA.2 n’est pas plus dangereux que le BA.1

Un comité consultatif d’experts sur l’évolution du virus a conclu que le sous-variant n’est pas plus dangereux que le BA.1.
Photo: Karim Sahib Agence France-Presse Un comité consultatif d’experts sur l’évolution du virus a conclu que le sous-variant n’est pas plus dangereux que le BA.1.

Le sous-variant BA.2 d’Omicron — qui se répand rapidement, au Danemark notamment — ne « provoque pas de forme plus grave » de la COVID-19 que le variant BA.1 qui circule largement dans le monde, a affirmé mardi une responsable de l’Organisation mondiale de la santé.

« Le niveau de gravité est donc similaire en ce qui concerne les risques d’hospitalisation », a déclaré Maria Van Kerkhove, qui chapeaute la lutte contre la COVID-19 à l’OMS, lors d’une séance de questions-réponses sur les réseaux sociaux.

Cette conclusion « est vraiment importante, parce que dans de nombreux pays il y avait une quantité substantielle de cas de BA.1 aussi bien que de BA.2 ».

Mme Van Kerkhove rapportait ainsi les conclusions tirées lundi par un comité consultatif d’experts sur l’évolution du virus qui donne la COVID. Des conclusions rassurantes et très attendues après les inquiétudes soulevées par la prépublication — donc non révisée par des pairs — d’une étude sur des hamsters qui semblait montrer qu’au contraire BA.2 infligeait des formes plus graves de la COVID.

Mme Van Kerkhove en a profité pour appeler les pays du monde entier à ne pas démanteler leurs dispositifs de séquençage parallèlement à la levée des restrictions sanitaires dans de nombreux pays.

« Pour l’heure, il semble y avoir une protection importante entre BA.1 et BA.2, et vice-versa », souligne le docteur Anurag Agrawal, membre du comité consultatif. Ce qui signifie que, si on a été infecté par Omicron BA.1 ou BA.2, on est protégé pour une période d’au moins six à huit semaines. On ne dispose pas de données plus anciennes, le sous-variant BA.2 n’étant apparu que récemment.

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