L’OMS recommande finalement la dose de rappel, pour les plus vulnérables d’abord

De nombreuses études ont montré ces derniers mois que les doses de rappel restaurent les niveaux d’anticorps et offrent une forte protection contre les formes graves de la COVID-19.
Chris Young La Presse canadienne De nombreuses études ont montré ces derniers mois que les doses de rappel restaurent les niveaux d’anticorps et offrent une forte protection contre les formes graves de la COVID-19.

L’Organisation mondiale de la santé affirme désormais que les rappels de vaccins contre la COVID-19 devraient être proposés à la population, en commençant par les personnes plus vulnérables.

L’organisation s’éloigne ainsi de son avis précédent, elle affirmait alors que les doses de rappel n’étaient pas nécessaires pour les adultes en bonne santé, et reconnaît que l’approvisionnement en vaccins s’améliore à l’échelle mondiale.

Lors d’un point de presse vendredi, l’agence de santé des Nations unies a déclaré qu’elle recommandait désormais des doses de rappel du vaccin de Pfizer-BioNTech, en commençant par les groupes les plus prioritaires, environ quatre à six mois après les deux premières doses, conformément aux directives des dizaines de pays qui se sont lancés dans des programmes de rappel il y a des mois.

L’année dernière, l’OMS avait supplié les pays riches de déclarer un moratoire sur l’offre de doses de rappel jusqu’à la fin de 2021, un appel qui avait été presque entièrement ignoré.

L’agence a déclaré que son groupe d’experts en vaccins avait évalué les données croissantes sur les doses de rappel et noté le déclin de la protection immunitaire au fil du temps.

Forte protection contre les formes graves

De nombreuses études ont montré ces derniers mois que les doses de rappel restaurent les niveaux d’anticorps et offrent une forte protection contre les formes graves de la maladie, y compris contre les variants du virus de la COVID-19 comme Delta et Omicron.

« Les rappels font partie du programme de vaccination, mais cela ne signifie pas une utilisation sans entraves à tous les âges », a souligné la Dre Kate O’Brien, directrice de la vaccination, des vaccins et des produits biologiques de l’OMS. « Nous continuons à nous concentrer sur la vaccination des groupes les plus prioritaires », a-t-elle ajouté.

L’OMS a également approuvé l’utilisation du vaccin de Pfizer-BioNTech pour les enfants dès l’âge de 5 ans, à dose réduite. L’automne dernier, des pays comme le Canada et les États-Unis ont donné leur feu vert au vaccin de Pfizer pour les jeunes enfants.

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