Le secrétaire général de l’ONU appelle à vacciner tout le monde contre la COVID-19

«Les deux dernières années ont démontré une vérité simple, mais brutale: si nous laissons quelqu’un de côté, nous laissons tout le monde de côté», a lancé Antònio Gutteres lundi.
Photo: Hassan Ammar Associated Press «Les deux dernières années ont démontré une vérité simple, mais brutale: si nous laissons quelqu’un de côté, nous laissons tout le monde de côté», a lancé Antònio Gutteres lundi.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé lundi lors du Forum économique mondial virtuel de Davos (en Suisse) à vacciner tout le monde sur la planète contre la COVID-19, faute de quoi, selon lui, cette dernière ne sortira pas de la pandémie et de ses variants.

« Les deux dernières années ont démontré une vérité simple, mais brutale : si nous laissons quelqu’un de côté, nous laissons tout le monde de côté », a-t-il déclaré.

« Si nous ne parvenons pas à vacciner chaque personne, nous donnons naissance à de nouveaux variants » du virus causant la COVID-19, « qui se propagent au-delà des frontières et paralysent brutalement la vie quotidienne et les économies », a ajouté le chef de l’ONU.

Fin 2021, « l’Organisation mondiale de la santé a dévoilé une stratégie visant à vacciner 40 % des personnes dans tous les pays d’ici la fin de l’année dernière et 70 % d’ici le milieu de cette année », mais « nous sommes loin de ces objectifs », a regretté António Guterres.

L’équité et la solidarité, maintenant

« Les taux de vaccination dans les pays à revenu élevé sont — honteusement — sept fois plus élevés que dans les pays africains. Nous avons besoin d’équité en matière de vaccins, maintenant », a-t-il martelé.

Le secrétaire général de l’ONU a aussi exhorté les grandes puissances à davantage de solidarité économique à l’égard des pays en développement.

« La solidarité mondiale manque à l’appel », a-t-il dénoncé.

« Si nous ne parvenons pas à fournir un allégement de la dette et un financement aux pays en développement, nous créons une reprise déséquilibrée qui peut faire chuter une économie mondiale interconnectée », a-t-il estimé. Et « si nous ne parvenons pas à réduire les inégalités, nous ralentissons le progrès économique pour tous dans tous les pays », a jugé le chef de l’ONU.

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